
MCP : le protocole qui ouvre la voie à l’IA agentique en entreprise
28 juillet 2025
Le protocole MCP standardise la communication entre agents IA et systèmes, ouvrant la voie à une IA agentique scalable en entreprise.
Décrypte
Generative AI
Dans les ETI, l’IA n’est plus une question de curiosité technologique. C’est devenu une affaire de choix concrets : quels cas d’usage privilégier, où investir, comment gouverner. Et surtout, qu’est-ce qu’on décide de ne pas faire.
Contrairement aux grands groupes, les ETI n’ont ni budgets extensibles ni directions innovation foisonnantes. Chaque euro doit compter. Cette contrainte les oblige à être plus exigeantes, et paradoxalement, plus lucides dans leur rapport à l’IA.
Une contrainte budgétaire qui force à être juste
Dans nos missions, un constat revient systématiquement : les ETI doivent être encore plus rigoureuses sur le ROI que les grandes entreprises. Non par prudence excessive, mais par nécessité pure.
Concrètement, ça impose une approche structurée, mais dimensionnée à leur réalité opérationnelle :
Pas de feuille de route théorique sur trois ans. Pas de « plateforme IA » hors-sol. Une mécanique simple, lisible, orientée valeur.
L’IA en elle-même n’est pas un actif stratégique. Ce sont les arbitrages et la capacité à faire adopter les usages qui le sont.
DSI et CTO : saturés de solutions, en manque de clarté
Autre réalité très concrète côté ETI : les DSI et CTO sont sollicités de toutes parts. Éditeurs SaaS spécialisés, ERP, cloud providers, outils « clé en main », promesses d’IA embarquée partout. Le marché est fragmenté, bruyant, et rarement structuré autour des vrais enjeux métier.
Résultat :
Ce n’est pas un problème de compétence. C’est un problème de positionnement.
Le risque silencieux : la désintermédiation par les métiers
Dans beaucoup d’ETI, l’IA avance déjà… mais sans passer par l’IT. Des équipes métiers testent des solutions en autonomie. Des outils achetés sur budget local. Parfois même du shadow IA, faute de cadre clair.
Elle révèle même un besoin réel. Mais sans pilotage central, les initiatives se fragmentent, les risques augmentent, et la valeur se dilue.
Dans certains cas, cela se traduit très concrètement par des données sensibles, commerciales, RH ou clients, injectées dans des LLM publics ou non sécurisés, hors de tout cadre de gouvernance. Un risque silencieux, rarement intentionnel, mais potentiellement critique.
C’est précisément là que le rôle du DSI peut, et doit, évoluer.
Repositionner le DSI au centre de la stratégie IA
L’un des enseignements majeurs de nos travaux est clair : le DSI reste le mieux placé pour orchestrer la stratégie IA, même si le sponsoring peut être partagé. Pourquoi ? Parce qu’il est au croisement des systèmes, des données, de la sécurité et des usages réels. Encore faut-il qu’il ne soit pas seul.
Les ETI ont besoin d’un trusted advisor capable de faire le tri dans l’écosystème, de relier les ambitions métiers aux réalités techniques, et de structurer une trajectoire IA cohérente, progressive et mesurable. Un partenaire qui ne vend ni un outil, ni une promesse générique, mais une capacité à décider.
Notre approche : moins de discours, plus de trajectoire
Chez eleven, on privilégie le pragmatisme. Pas d’IA « vitrine », pas de dépendance à un éditeur unique, pas de dissociation entre stratégie et exécution. La valeur se construit dans la priorisation, la gouvernance, et la capacité à itérer rapidement à partir de cas concrets.
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